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1) Arc de Triomphe

2) Tour Ruggieri

3) Cosme Ruggieri

4) Notre-Dame

5) Bonaventure Guyon

 

 

 

 

 

1) Arc de triomphe. (XVIème arrondissement)

 

   C'est Napoléon Ier qui décida l'élévation de ce monument à la gloire de la grande armée et de ses propres campagnes. Hélas la chute de l'Empire entraîna l'arrêt de la construction dont seules les fondations  étaient achevées. Plus tard, Louis-Phillipe décida l'achèvement de ce monument dont l'inauguration eut lieu le 29 juillet 1836. Haut de 49,546 mètres et large de 44,820 mètres, l'arc de l'Étoile est le plus grand monument de ce genre que l'on connaisse.

   Le 13 Août 1854, Napoléon III décida l'aménagement de la place de l'Étoile dont la direction fut confiée au baron Haussmann. Il y perça 12 avenues triomphales ainsi que les rues circulaires de Tilsit et de Presbourg qui formeraient une couronne concentrique séparant les 12 hôtels particuliers construits par Hittorf. Le symbolisme est clair, 12 maisons, 12 signe zodiacaux répartis de part et d'autre de la trajectoire solaire matérialisée par l'axe Champs-Elysées / avenue de la Grande-Armée. Axe d'autant plus important qu'il voit, le jour du solstice d'été, le Soleil se coucher entre ses piliers.

   Vraiment, était-il nécessaire de débaptiser cette place pour lui donner le nom d'un général peu glorieux par ces faits de guerre? Et puis, ne l'oublions pas, au niveau astrologique comme au niveau astronomique le soleil est notre étoile.

 

 

 

 

2) Rue de Viarmes. (Ier arrondissement)

 

   Derrière la bourse du commerce, construite sous le règne de Louis XVI, s'élève une curieuse tour à l'emplacement de l'ancien hôtel de la Reine.

   Construite en 1572 par Catherine de Médicis suite à une prédiction malheureuse de son astrologue Cosme Ruggieri, elle permit à celui ci d'établir et de rendre compte de ses calculs célestes en un minimum de temps. En effet, cet observatoire astronomique se trouvait à l'encoignure d'une cour qui donnait directement sur les appartements de la Reine. Éclairée par d'étroites meurtrières, un escalier à vis de 147 marches débouchait sur le chapiteau par une ouverture carré de 75 centimètres de côté.

   Hélas tant de sollicitude pour son mage ne put changer son destin. D'après lui "elle mourrait auprès de Saint Germain" et on la vit alors éviter tous lieux portant ce nom. En 1588, malade et affaiblit, elle se retira à Blois. Le 15 Janvier 1589, son état empirant, on fit venir un jeune abbé attaché au château afin de lui donner l'extrême onction. Voyant ce prêtre pour la première fois, Catherine lui demanda son nom. En apprenant qu'il se s'appelait Julien de Saint Germain elle sombra dans le coma et mourut peu après.

 

 

 

 

 

3)Rue du Four.(VIème arrondissement)

 

   A quelque pas de St Germain des prés se trouve la rue du Four. Cosme Ruggieri, astrologue de Catherine de Médicis, y possédait une maison à l'enseigne du Lyon noir ou il y mourut en 1615.

   Dès son arrivée à la cour de France en 1533 il acquit une très grande réputation d'astrologue et de devin qu'il partagea avec Régnier et Nostradamus. La Reine prit l'habitude de le consulter avant chaque décision importante et lui offrit en récompense l'abbaye de Saint Mahé en basse Bretagne. En 1572 elle lui fit construire un observatoire en plein Paris dans l'hôtel de la Reine.(voir tour "Ruggieri")

   Hélas en 1574, étant impliqué dans une histoire d'envoûtement, il fut condamné a 9 ans de galères. Ce fut pour lui une prison dorée tant ses prédictions étaient appréciée du capitaine des galères. Quelques mois plus tard, la Reine ne pouvant se passer de ses services, le rappela à Paris ou il sut se rendre plus nécessaire que jamais. Le temps passa et après une autre affaire d'envoûtement dont il se disculpa, il se retira dans son abbaye en 1604, écoeuré par la magie et les philtres.

   En 1615 il revint à Paris pour y mourir. Refusant curés et capucins que ses amis lui conseillèrent de voir, le clergé ne jugea bon de lui donner sépulture en terre sainte. Le corps de l'astrologue fut donc traîné sur une claie dans les rues de Paris et son corps jeté à la voirie.

 

 

 

 

4) Notre-Dame.(IVème arrondissement)

 

   Bien que généralement considérés comme des représentations du cycle annuel, les signes du zodiaque de la grande rosace centrale et ceux sculptés du portail de la Vierge rayonnent sur ce gigantesque édifice.

   Bizarrement le premier des signes sculptés sur le portail de la Vierge  n'est pas le Bélier comme on pourrait le croire mais celui des Poissons. Ce fut pour les chrétiens leur premier emblème de reconnaissance. Mais au delà de cette constatation il faut également remarquer que les Poissons sont complémentaires de la Vierge au niveau astrologique.  La religion  chrétienne en tire donc les leçons d'ou son attachement  important au culte idolâtre de la Vierge Marie. 

   Cependant autre chose attire également notre attention. Il s'agit de la galerie des rois composée de 28 figures censées représenter les rois de Juda. Hélas, d'après la bible, il ne sont que 18 ou 19 alors que le cycle lunaire à 28 jours. 

   Pour tous ceux que l'hermétisme attire, je leur conseillerai à ce sujet de lire le livre de Fulcanelli consacré à Notre-Dame.

 

 

   

 

5) 13 rue de l'Estrapade. (Vème arrondissement.)

 

   Cette rue commence place ce L'Estrapade et rejoint la place de la Contrescarpe. De sinistre réputation, cette place accueillait les soldats voleurs et déserteurs afin que leur soit administré le supplice du même nom. Il consistait à hisser par les mains, liés derrière le dos, le condamné en haut d'un treuil puis de le laisser tomber sur le sol. L'opération était recommencée plusieurs fois afin que les membres du supplicié soient brisés.

   C'est au numéro 13 de cette rue, dans un taudis, que vécu Bonaventure Guyon. Cet astrologue, professeur en mathématiques céleste comme il se plaisait à s'appeler, serait certainement rester dans l'anonymat si après sa disgrâce du 9 Thermidor Bonaparte ne vint le consulter. Guyon lui dévoila son avenir et ce qu'il dit sur son passé permis au futur empereur d'être confiant en sa science des astres. Troublé, Bonaparte revint le voir plusieurs fois jusqu'au jour ou, poussant sa science beaucoup plus loin, il lui annonça la retraite de Russie, l'exil ainsi que la mort sur une île. Furieux, Bonaparte alors premier consul, cessa de le rencontrer.